Le patient choisit son médecin. Il a le droit de changer de médecin autant de fois qu’il le souhaite. La réputation du médecin est donc vulnérable aux éventuelles critiques formulées par ses clients.
L’exercice de la médecine, et la médecine esthétique notamment, comporte de nombreux risques en ce qu’elle touche à l’intégrité physique de la personne et que la moindre erreur peut avoir des conséquences irréversibles.
L’exercice de la médecine comporte des risques et les médecins peuvent être déclarés responsables s’ils causent des dommages à leurs patients. Le médecin peut encourir quatre types de responsabilité. La responsabilité peut être civile, pénale, administrative et/ou disciplinaire.
Les consultations préopératoires permettent d’atteindre deux objectifs : informer le patient et prévenir la responsabilité du médecin. Elles consistent en un examen clinique comprenant un interrogatoire et un examen physique. Elles permettent de prévenir la responsabilité du médecin en qu’elle permet d’apprécier la nature de l’acte à accomplir, les risques de l’acte mais également d’informer le patient sur les risques qu’il prend.
Parce que l’acte médical touche à la chair et à l’intégrité physique du patient, celui-ci doit consentir à l’acte. A défaut de consentement, l’acte médical peut être considéré comme une infraction pénale. Le consentement est donc primordial, or l’existence d’un consentement « libre et éclairé » suppose que le patient ait été informé des risques et avantages de l’acte auquel il consent de se soumettre. Les médecins sont donc tenus d’une obligation d’informer leur patient de la nature de l’acte et de ses potentielles conséquences.
Le médecin chirurgien ne se contente pas d’opérer le patient. Il doit également assurer le suivi postopératoire. Il est donc responsable des dommages causés lors de l’intervention mais également de ceux causés après l’opération. Le médecin doit surveiller son patient et assurer un suivi postopératoire.