Le laboratoire Servier, fierté de son fondateur Jacques Servier, n’est pas à l’abri des scandales. Vous cherchez un avocat après avoir été victime d’un médicament, cet article est fait pour vous.
Le scandale « Isoméride »
En 1997, un médicament « l’isoméride » est retiré du marché. L'Agence du Médicament a découvert que ce coupe-faim serait responsable de cas d'hypertension artérielle pulmonaire et d'anomalies des valves cardiaques. Le laboratoire a été condamné en première instance, à verser 200000 euros de dommages et intérêts à une patiente.
Le scandale du Médiator
Le Médiator, médicament antidiabétique également utilisé un temps comme coupe-faim est très « médiatisé » ces dernières années. Selon une étude de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), ce médicament aurait causé la mort de 500 personnes en France en trente ans. Il semblerait aussi qu’il soit la cause de problèmes cardiaques.
A la suite de l'étude de la Cnam et aux recommandations de l'Afssaps, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a, à son tour recommandé à "tous ceux" qui ont pris du Médiator de consulter un médecin, « tout particulièrement" ceux qui en ont pris pendant trois mois au cours des quatre dernières années ».
C’est Irène Frachon pneumologue qui a enquêté sur les effets toxiques du Médiator. Dans son livre, Médiator 150 mg. Combien de morts?, elle relève les importants dysfonctionnements cardiaques provoqués par le médicament chez certains patients.
Ainsi, le laboratoire Servier et son fondateur sont poursuivis en justice. Le procès pénal débutera le 14 mai 2012. Me Martine Verdier, avocat d’une victime a déclaré : « La voix des victimes a été entendue. Elles se réjouissent de la tenue prochaine de ce procès car elles n'ont pas le temps d'attendre, certaines ayant leur pronostic vital engagé ».
Selon son avocat, Hervé Termine, Jacques Servier est poursuivi pour « obtention indue d'autorisation, tromperie sur les qualités substantielles [pour la période allant de 1976 à 1995], tromperie sur les qualités substantielles avec mise en danger de l'homme [1995-2009] et escroquerie ».
Cinq personnes morales, filiales du groupe Servier, ont également été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire pour les chefs « d’obtention indue d'autorisation et escroquerie". Selon une source judiciaire, le préjudice total dans cette affaire est estimé à 500 millions d'euros.
Il y eu des rumeurs selon lesquels, le groupe Servier délocaliserait la production. Cette rumeur fût démentie par Jacques Servier lui-même. Selon un courrier interne aux employés, il aurait affirmé que « l'essentiel de (la) production est et restera en France » et « jamais envisagé de délocaliser nos activités à l'étranger ».
Le Protelos
Plus récemment, l’Agence du médicament s’est prononcée sur le maintien d’un médicament accusé d’avoir des effets indésirables. Le Protelos, médicament des laboratoires Servier est destiné à traiter l’ostéoporose. Accusé d’avoir des effets indésirables, ce médicament est inscrit sur la liste de 77 médicaments sous surveillance, publiée par l’Afssaps.
Le Protelos bénéficiant d’une autorisation sur le marché européenne, l’Afssaps a maintenu ce médicament sur le marché. Si l'Agence française décide une suspension et qu'ensuite l'Agence européenne du médicament puis la commission européenne en décide autrement, la France aura pour obligation de remettre le médicament en vente dans les pharmacies. La France n’est pas maîtresse de sa décision.
Elle peut néanmoins décider de réduire les prescriptions de ce médicament de différentes façons. Il peut ne pas être remboursé par la sécurité sociale, de telle sorte que mécaniquement les prescriptions seront réduites. Le ministère de la Santé a donc encadré très strictement la prescription de ce médicament en décidant que seules les femmes qui ne sont pas sujettes au risque « d'événement thromboembolique veineux » pourront se faire rembourser par la sécurité sociale. Or, la plupart des femmes de cet âge son sujette à cela. Ainsi, le médicament non remboursable, sera très peu prescrit et donc très peu vendu.
Face à tous ces problèmes sanitaires mettant en danger de nombreuses vies et ayant pris en otage de nombreuses autres, l’avocat compétent en droit de la santé est votre allié. Il n’est pas simplement une aide juridique vous permettant de poursuivre en justice ces grands groupes pharmaceutiques, il est aussi une aide psychologique, vous aidant à aller mieux en savourant le goût de la victoire sur ces géants de l’industrie pharmaceutique.